Eviter une déroute du PS? Une déroute de la gauche? Ou une déroute de François Hollande &Co?

16 Juil

hvm.duckduckgo.com

L’intervention du 14 juillet du président de la République lève le peu d’incertitudes sur sa candidature annoncée en décembre. Mais avec le bilan qu’il a, les innombrables mécontents qu’il a suscité, l’aile droite du PS en fusion avec  Macron, la question ne semble plus de savoir s’il pourra atteindre le second tour, mais s’il pourra seulement terminer troisième de la présidentielle. Entre une impopularité record suite à la loi travail les tensions internes à son gouvernement, (notamment entre Manuel Valls et Emmanuel Macron), les révélations du Canard Enchainé sur son coiffeur de l’Elysée, malgré un (des?) faits divers horribles réutilisés (médiocrité de certains politiques!), François Hollande semble mal parti. Ce n’est plus une équipe gouvernementale, mais l’équipage d’un bateau en pleine tempête qui passe son temps à se disputer, à  » communiquer  » au lieu de trouver une issue.

europes.duckduckgo.comPas de réflexion dans les propos du président de la République, qui récite un mélange de pensée dominante eurolibérale aménagée en récit communiquant destiné à lui donner une chance pour 2017, centré sur un redressement par rapport à 2012…Là le candidat ne recule devant aucun argument, sans qu’aucun des journalistes en face de lui ne rappelle qu’il prévoyait d’atteindre les 3% de PIB en 2013, puis en 2015, puis à 2017… Le futur candidat s’est aussi replacé légèrement à gauche en dénonçant les mesures d’austérité avancées par les candidats de droite, tout en défendant fermement son choix de consacrer des milliards pour réduire le coût du travail pour les entreprises et ainsi augmenter les dividendes distribués. Il se présente comme un président réformateur qui n’a pas reculé devant les manifestations de ceux qui l’avait soutenu en 2012! Un président qui aurait redressé le pays, lui permettant de commencer à distribuer les premiers dividendes.

 

presses.duckduckgo.com

Les medias au service du pouvoir

Il est malheureux que les journalistes en face de lui n’aient pas souligné sa grande force : la chance. Il est le président sortant qui profite d’une conjoncture porteuse, entre baisse historique des taux d’intérêts, qui génèrent d’énormes économies pour le budget, mais aussi soutien aux investissements et à la consommation et ainsi à la reprise. Il bénéficie aussi de la baisse du pétrole et de l’euro. Bref, François Hollande est chanceux. Dommage que cette chance ne profite qu’à quelques uns et peu aux couches populaires… Alors avec des adversaires également impopulaires et quelques aptitudes communiquantes, François Hollande n’a pas encore perdu en 2017, même si cela semble peu probable aujourd’hui, tant son discours sonne faux et préfabriqué.

 

egoEn politique, le mensonge est souvent électoral, c’est une distorsion de la vérité pratiquée pour séduire. Mais après la présidentielle de 2017 il faudra gagner les législatives et former une majorité. Mais avec qui? Avec quels candidats? Avec cette vague garde rapprochée « Hollandaise »  composée  » d’égos et d’intérêts « ? Avec des militants, des électeurs de gauche issus d’un PS désavoué, mortifère? Où le nombre de militants ne cesse de diminuer, où l’autoritarisme, le mensonge, la menace, le refus du dialogue avec les représentants de la société civile, les rassemblements  » commémorantistes  » le culte du chef remplacent maintenant le débat de fond. Le fait est que, plus un régime, plus un parti démocratique recourt au mensonge, plus il se rapproche d’un régime totalitaire. C’est le cas, à l’évidence des démocraties avancées. mais la tolérance d’une société ou d’un parti au mensonge s’arrête quand le mensonge risque de déchirer ce qui fait le lien social, le lien entre camarades.

ps.duckduckgo.comBien sûr, l’état de désolation avancée de cette majorité, mais surtout de cette « pensée » politique où toute réflexion est uniquement concentrée sur la communication, sur le  » politiquement correct  » propre aux  » zélites technocratiques  » acquises aux idées libérales laisse s’attendre au pire! Le pire serait une majorité PS/LR (à la Grecque, du Hollandréou) avec un Macron 1er ministre pour continuer une politique de destruction de l’état au profit du privé et de l’oligarchie Européenne en place comme cela  fut le cas ces dix dernières années. Ils ne s’intéressent plus que superficiellement aux questions qui se posent à notre pays et à ses citoyens, ne pensent que tactique électorale et nécessite donc une sanction la plus dure possible en 2017.

Seul un rassemblement citoyen de gauche, de toute la gauche et des écologistes pourrait éviter le désastre…

filoche.duckduckgo.com

 

 Du vrai, du solide, du concret…

Changeons!

Avec Gérard Filoche, le social au cœur !

Soutenez-nous sur http://filoche2017.fr

 

 

 

A.C.  (Je ne sais rien mais je copie/collé/dirai tout)

ournaux et blog :  Marianne, Mediapart, Le Monde, les Faux Moneyeurs, Alternatives Economiques, les Echos, La Tribune, Le Nouvel Economiste, le Monde Diplomatique, Causeur, Agoravox, Libération, les inrocks L’argent dette de Paul Grignon, (Bankster) Jean Claude Drouin, Attac, Henri Pena-Ruiz,  Marc Jutier , Démocratie et Socialisme, Marie-Noël Lienemann, Christian Paul, AGPG, Frédéric Lutaud et bien d’autres…

La société industrielle a fait son temps.

7 Juin
Nous avons changé de société mais nous restons structurés sur celle qui a organisé notre rapport au travail: la société industrielle. Ainsi beaucoup de Français vivent avec des valeurs qui ne sont plus en phase avec la réalité de nos modes de vie d’aujourd’hui. Pour mieux comprendre, des sociologues comme G. Mermet ou J. Viard nous rappellent qu’avec l’allongement de la vie, le travail ne représente plus l’essentiel de l’existence. Les enfants, les retraités, les chômeurs, les inaptes, et les étudiants ne sont pas dans le travail et ils représentent deux tiers de la population. Qu’est ce qui a donc changé? Les activités du temps libre comme le sport, la culture, regarder la télévision,  l’utilisation des nouvelles technologies mais aussi le tourisme, le jardinage occupent dorénavant une place importante dans la vie quotidienne, ce qui redéfini le fonctionnement de notre société. Nous sommes passés dans la pratique, de la valeur travail prépondérante, aux valeurs du bien être sans nous en être vraiment rendus compte, et surtout sans véritable prise de conscience populaire. Il est donc temps de proposer un projet politique en adéquation avec les modes de vie des Français dont l’aspiration est d’être heureux. Il ne semble pas anodin de rappeler une vérité simple : il n’est de bonheur vrai que dans la liberté. Le contexte d’état d’urgence n’est donc pas propice à cette quête d’une vie heureuse. La première condition est donc de créer un climat de paix pour que chacun puisse vivre pleinement épanoui et cela passe par un maintien de la paix internationale. Ensuite, l’enjeu pour bien vivre est la réduction du temps de travail, pour non seulement que nous travaillons toutes et tous mais pour que nous profitions de nos vies. Il en va de notre modèle social mais aussi de notre démocratie. Il faut savoir que le contexte économique ne nous propose aucune alternative. Les perspectives de croissance seront limitées et le resteront. Trop de personnes vivent en grande difficulté et elles aussi ont le droit de mener une vie décente.  Travailler moins pour travailler tous et mieux, doit permettre de favoriser une société où les modes de vie sont épanouissants tout comme respectueux de l’environnement.
C’est ce projet de société qui est l’avenir, ou la santé, l’éducation, les loisirs et l’écologie sont au cœur de notre ambition collective. C’est à dire proposer un projet politique qui réponde à  la question suivante: Dans quelle société voulons nous vivre?

Nicolas Rivoire

Après l’ANI, Rebsamen, Macron 1 : voici El Khomri….Comme un malaise !!!

5 Mar

Adapter le travail aux humains et non pas les humains au travail.

Gérard Filoche : NON au projet de loi El Komri

Gérard Filoche : NON au projet de loi El Komri

Tout est dans l’article 1 qui subordonne les droits et libertés des salariés au « fonctionnement de l’entreprise ». C’est la remise en cause historique, théorique, juridique fondamentale d’un siècle entier de code du travail. Dans le contrat de travail, il y a inégalité, le salarié est subordonné, c’est un « lien de subordination juridique permanent » et c’est pour cela qu’il existe une « contrepartie » un code spécifique de droits. Aussi lorsque le Président Hollande veut « adapter le droit au travail aux besoins des entreprises », c’est une contre-révolution conceptuelle. Elle n’a rien de « moderne » : c’est le retour au 19° siècle, bien avant 1906, aux débuts du salariat quand il n’y avait ni lois ni cotisations sociales. Aucun rapport non plus avec l’emploi : François Hollande l’avoue le 21 février 2016 : cette loi «  n’aura pas d’effets en termes d’emploi avant plusieurs mois. Mais il s’agit d’installer un nouveau modèle social » Il ne pouvait mieux reconnaitre que le chômage était un prétexte, et qu’il visait à rompre avec le droit du travail existant. Le droit du travail doit être constitutif du droit de la concurrence et non pas piétiné au nom de la concurrence.

 

 

Du droit du travail au travail sans droits.

En fait les lois du travail doivent rester universelles en ce qu’elles sont attachées aux droits humains, quelque soit la taille de l’entreprise, sa spécificité, sa branche. C’est ce qui est garanti par la déclaration des droitsaffiche PS vieillie de l’homme de 1948, par la charte européenne des droits fondamentaux de l’homme de 1999, par des conventions de l’OIT comme les n°81 ou 158. La commission Badinter même si elle propose une sorte de « chapeau » qui garantissant les grandes lignes du droit du contrat social en finit avec un code du travail spécifique et le remplace par un mixte avec le code civil, où les contrats commerciaux et les statuts d’indépendants sont mis sur le même plan que l’ex contrat de travail. La « personne » » remplace le salarié. Le salarié est traité comme l’indépendant.

« L’ubérisation » signifie des contrats sans droit ni lois, ni horaires, ni smic. Finies les 35 h et les 48 h, les heures supplémentaires pourront être compensées et non plus majorées. Il deviendra possible de travailler 12 h par jour par « simple accord ». Le repos quotidien de 11 h pourra être fractionné. La forfaitisation par accords individuels pourra aller au delà de toute durée maxima, y compris 48 h et 60 h. L’annualisation du calcul des horaires se fera sur… 3 ans ! Les congés payés ne sont plus obligatoires, le salarié pourra y renoncer pour de l’argent. Un apprenti pourra travailler 40 h. Il n’y a même plus d’âge plancher pour le travail des enfants (lesquels dés 14 ans, sont moins protégés face aux risques de chutes ou machines dangereuses). La précarité est démultipliée, trois CDD de suite sont autorisés au lieu de deux. Il n’est plus interdit de payer à la tâche. Il n’y a plus de plancher de 24 h pour les temps partiels. La mensualisation, c’est oublié. Le chef d’entreprise décidera de quand commence la semaine, ainsi il pourra éviter toute majoration du dimanche et jours fériés.

Ainsi si ses profits et dividendes baissent, le directeur ou le PDG pourra modifier les horaires à la hausse et les salaires à la baisse par référendum (la loi Warzmann de Sarkozy l’avait autorisé pour un an, la loi Sapin l’avait prévu pour deux ans, là c’est pour cinq ans). Aucune disposition particulière n’est prévue pour les PME/PMI filiales, sous traitant de multinationales  qui pourront ainsi invoquer en toute impunité des résultats économiques négatifs pour mieux délocaliser machine, savoir faire et emplois. Les inaptes au travail pourront être chassés. La médecine du travail, les prud’hommes, l’indépendance de l’inspection du travail, les institutions représentatives du personnel sont laminés. Les licenciements pourront être préprogrammés dés la signature du contrat et les patrons licencieurs abusifs verront leurs condamnations abaissées au maximum. Les conditions de travail se sont déjà bien dégradées depuis une vingtaine d’années. La pression subie par les salariés de la part d’employeurs qui utilisent de plus en plus la menace « chômage » pour diminuer leurs droits et maximiser leurs profits est de plus en plus prégnante. Alors dans ces conditions opposer le référendum d’entreprise à la représentation syndicale…

Tout le projet de loi Valls/El Khomri doit être retiré.

Sans véritable concertation  comme tout ce qui est présenté par le gouvernement Valls depuis 2 ans cela ne peut que conduire à l’échec.

Avec 65% de participation aux élections professionnelles dire comme les » experts » des médias que les syndicats ne sont pas représentatifs (7/8 % des salariésb « encartés »). Si le même calcul était appliqué aux partis politiques,  nombre de militant rapporté à la population en âge de voter le résultat avoisinerait les 0,2%….

MensongeA quoi ça sert de faciliter les licenciements ?

A faciliter les licenciements ! Pas à faire un seul emploi de plus mais au contraire des emplois de moins  S’il y a du boulot pour 12 h par jour et 60 h par semaine, pourquoi avons nous des millions de chômeurs ?

Le but n’est donc que de rendre le travail encore plus flexible et les salariés encore plus dociles.

 

Réforme : enlever (encore un peu plus) aux plus grand nombre et ce au bénéfice de quelques uns….

Tous à la manif les 9 et 12 Mars, préparons celle du 31…

http://www.maintenantlagauche.fr/dix-propositions-non-pas-pour-re-ecrire-mais-pour-renforcer-le-code-du-travail-par-gerard-filoche/

http://www.cqfddutravail.org    CQFD ; ce qu’il faut défendre

A.C. (  adapté d’un texte de Gérard Filoche Démocratie & socialisme)

Je ne sais rien mais je copie/collé/dirai tout

 

 

 

Antoine

27 Fév
Antoine RABENEDO

Antoine RABENEDO

Antoine, notre camarade, nous a quitté.

Camarade, ce mot que tu affectionnais tant peut à lui seul, comme un drapeau, un étendard représenter ton engagement associatif, syndical et socialiste de toute ta vie. Humble militant tu avais les idées de fraternité, d’égalité, de liberté chevillées au corps.Tu étais porteur de cet idéal socialiste d’une société plus juste pour tous. Militant à «l’ancienne» tu n’avais pas l’idéologie très malléable «A gauche toute» aurait pu être ta devise au PS. Tu avais un cœur gros, gros, gros comme… enfin énorme. Et toi qui n’aurait jamais laissé tomber un camarade c’est lui, ton cœur, qui t’a lâché. De tous les combats contre «les puissants», contre les inégalités, vainqueur ou perdant, toujours positif, tu nous faisais partager ton expérience et ton espoir qu’enfin un jour meilleur arrive pour le plus grand nombre, pour les plus faibles, pour les plus défavorisés par la vie. Le collectif d’abord! Tu étais celui, qui au lendemain d’une défaite nous rassemblait autour d’un pot, d’un repas pour amener ou ramener le Nord Isère aux valeurs socialistes « société plus juste, plus solidaire et plus responsable face à l’avenir« . Ta seule ambition c’était de n’en avoir aucune pour toi, mais, et ce depuis quelques années, beaucoup pour les plus jeunes des camarades qui partageaient tes valeurs.
Antoine, associé, aux lecteurs de D&S, à Gérard Filoche dont tu étais un fidèle, nous te faisons la promesse que nous garderons notre cœur à gauche, que nous garderons notre envie de toujours mieux, de toujours plus pour les plus humbles, pour les plus nombreux. Tu t’étais définitivement placé dans cette catégorie inconnue des statistiques celle de ceux «qui ont le cœur tellement gros que l’on ne voit que lui aux trous des chemises». Et les trous de tes chemises étaient grands. Les fleurs, les religions ce n’était pas dans tes idées.

j’ai mis longtemps à me décider, près d’un an, à savoir si je devais continuer notre combat à travers TON blog. Mais après une rencontre avec quelques camarades le besoin se fait sentir d’avoir un lieu, un endroit pour nous exprimer, pour communiquer.

Redonner vie à ton blog, poursuivre à partir de ce que tu avais créer, poursuivre ton combat, notre combat. Je ne pense  pas que tu sois contre et puis de cette façon tu seras toujours un peu parmi nous. Le combat continu…

Bon, ben salut camarade…

Alain Chabert

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Venez nombreux !

6 Fév

week endMLG

 

https://www.facebook.com/events/1583891888493909/?ref_dashboard_filter=upcoming

Tout à l’Ego…

18 Déc

Suicide assisté ou euthanasie du PS?

euthanaC’est ce qui se passe aujourd’hui avec le gouvernement  Hollande, dit « socialiste ». Une immense déception traverse tous ceux qui à gauche avaient voté pour lui du fait des frustrations sociales qu’il impose. Globalement les raisons que l’on a d’en vouloir au gouvernement Hollande/Valls revient à une seule constatation : se faire le fossoyeur d’un bel idéal : le socialisme. La principale distinction entre le suicide assisté et l’euthanasie tient à l’association du malade à l’équipe médicale dans le processus de fin de vie. Nous membres du Parti SOCIALISTE, militants, devons nous jouer le rôle de l’équipe médicale et accepter d’aider ce gouvernement à se détruire,? à nous détruire? Par loyauté envers des hommes, envers des « élus » peu fidèles à leurs engagements socialiste? A l’origine de cette rupture idéologique fondamentale, loin du sens donné par les membres du PS : celui qui désigne la social-démocratie. Forme authentique de l’organisation du mouvement populaire ouvrier et qui mérite le respect en raison des réformes qu’elle aura imposées tout au long du 20ème siècle, sous l’effet des luttes sociales et avec dans certains cas l’appui du mouvement communiste lui-même.

Or ce gouvernement aura fait abandonner de fait par le PS ce socialisme « social-démocrate » au profit d’un social-libéralisme qui en est le contraire puisqu’il n’est qu’une intégration au système capitaliste et financier, à son fonctionnement, à ses valeurs, à sa dérive productiviste néo-libérale et qui accepte sans sourciller ses injustices, quitte à les atténuer à la marge en bon élève gestionnaire de l’austérité. De plus sans demander l’accord au parti dont il est issus et dont il aura ainsi trahi l’identité politique (perte de la moitié des militants depuis 2012). Déni de démocratie, donc, en plus.

Changer le sens du mot réforme

dieuRéforme/réformisme sous-entend désormais : enlever un peu plus chaque jour au plus grand nombre pour donner beaucoup plus à quelques uns. Ainsi les réformes socio-économiques, les plus cruciales dans cette période de crise sans précédent, auront été pour la plupart favorables à l’économie néo-libérale, à la rente financière et à ceux qui en profitent. Jamais le patronat et ses soutiens technocratiques n’auront autant apparus comme des individus cupides, débordés par leur égoïsme et imposant leur loi à la société. Une réforme, dans la culture de gauche, est une modification de la réalité qui a le mérite de l’améliorer, qui va dans le sens d’un mieux, d’un progrès pour le plus grand nombre; et le réformisme a un sens positif du même ordre si l’on y voit la volonté de transformer la société vers un état humain supérieur, mais point par point et démocratiquement.

Quelques vrais réformes sociétales réalisées qu’on ne peut qu’approuver, mais pas prioritaires pour la grande masse des travailleurs au chômage ou menacés de l’être, et dont la pauvreté va grandissant alors que la richesse des plus riches, elle, augmente d’une manière ahurissante et scandaleuse. Ainsi tout a été inversé : les réformes sont en réalité des contre-réformes qui font régresser, pour l’essentiel, la situation des plus précaires, au point d’aboutir éventuellement à supprimer des acquis sociaux forts (âge de la retraite, droit du travail, repos dominical, licenciements, pouvoir d’achat etc.). Et ce dit « réformisme  » est en réalité un « contre-réformisme d’ensemble » qui anticipe sur celui que la droite mettra en oeuvre si elle revient au pouvoir, ce qui hélas est fort probable.

Non au « tout à l’ego »

egoEn raison de l’orientation du gouvernement Valls-Macron, l’abstention sociale et politique reste majoritaire à gauche. Et cela s’est malheureusement confirmé, et de façon ô combien cruelle, lors de la législative partielle de la 3e circonscription de l’Aube. Avec moins de 15 % des voix, le candidat socialiste est devancé dans tous les cantons sauf celui où il est maire. Sa chute est vertigineuse, 14 points de moins que lors de la précédente élection. Avec plus de 27 % des suffrages, le FN obtient maintenant prés de deux fois plus de voix que le candidat socialiste et se retrouve au second tour, face au candidat de l’UMP. Et, ceci expliquant sans doute en partie cela, moins d’un électeur sur quatre s’est déplacé pour voter. Depuis 2012, pas une victoire socialiste sur les onze élections partielles Et surtout sept éliminations dès le premier tour ! Les salariés font massivement le choix de ne pas voter pour les partis de gauche, jugés co-responsables du désastre. Combien de défaites faudra-t-il pour qu’en haut, on se soumette à la sanction populaire ? Pour que l’on en revienne aux attentes de nos électeurs. Reconquérir les municipalités pour 2020 ? Recruter 500 000 adhérents pour 2017 ? S’organiser? Pourquoi pas, mais notre parti doit être un parti de militants, pas d’adhérents virtuels, pas de militants « alimentaires ». Et puis surtout commençons par ne pas en perdre…Déréguler ne crée pas de l’emploi mais du chômage : il faut aller dans le sens exactement contraire si nous voulons garder des adhérents, Pour avoir plus d’électeurs, pour recruter, on le voit bien, il faut s’organiser…D’abord un programme socialiste avec de vrais propositions concrètes et des candidats irréprochables, compétents et capable de s’engager devant et auprès des militants socialistes et non pas des candidatures « professionnelles » et des alliances opportunistes de circonstances.

En isère commençons dès maintenant à nous rassembler pour préparer le congrès de juin avant que les égos au niveau national, que les querelles d’écuries ne nous séparent. Le libéralisme a déjà gagné dans les faits économiques il n’est pas utile de le laisser gagner dans notre démocratie, dans notre fédération, dans notre parti. Notre devoir d’hommes et de femmes de gauche socialistes est de protéger, de défendre les idées d’égalité, de solidarité, de laïcité, de protection, de redistribution, de régulation par le collectif, par un état-nation retrouvé et adapté aux défis d’aujourd’hui. De vraies idées de gauche…

Bonnes fêtes de fin d’année

Alain Chabert

Nouvelles concessions au MEDEF : la fin d’une illusion qui n’a jamais été social-démocrate

3 Juil

C’est avec stupéfaction que nous avons découvert mardi soir dans Les Échos puis mercredi matin sur le plateau de BFM TV les annonces du Premier Ministre à l’approche de la conférence sociale.

Report de la mise en œuvre du compte pénibilité, légitimation des attaques contre les seuils sociaux, nouvelle réforme du code du travail, et enfin gel des prestations sociales : ce sont des choix qui fragilisent encore un peu plus les droits sociaux des salariés et les conditions de vie des plus démunis de nos concitoyens.

Nous ne pouvons qu’exprimer notre profond désaccord avec ces perspectives qui vont encore un peu plus éloigner les Français du gouvernement et de la majorité parlementaire, sans qu’elles ne permettent d’espérer l’amélioration de la compétitivité ou des carnets de commandes des entreprises françaises. Elle inscrit un peu plus l’action gouvernementale dans une logique déséquilibrée en faveur des exigences du patronat et au détriment des salariés.

Le report de la mise en œuvre du compte pénibilité est particulièrement symptomatique car il met fin à l’illusion – dont l’exécutif s’était peut-être lui-même convaincu – d’une expérience qui ne fut en rien social-démocrate, comme le revendiquait pourtant le Président de la République.

Le compte pénibilité était issu des négociations sociales qui avaient présidées à l’élaboration de la réforme des retraites adoptée sous le gouvernement de Jean-Marc Ayrault ; si son report était confirmé, il ne subsisterait dans cette réforme que des mesures défavorables aux salariés ;Maintenant la Gauche exigerait alors le report de l’allongement de la durée de cotisation car il n’est pas question de renoncer aux quelques compensations sociales obtenues mais d’appliquer par contre les réformes régressives en temps et en heure.

Avec ces annonces, le gouvernement se coupe de la dernière confédération syndicale qui soutenait encore sa démarche. Il démontre par ailleurs, qu’il n’organise pas une négociation avec les partenaires sociaux sur la base d’un rapport de force où il pencherait en faveur du monde du travail – ce qui serait social-démocrate – mais cède sur l’essentiel au moindre chantage du patronat.

Enfin, l’ouverture officielle d’un débat sur les seuils sociaux – et donc logiquement la volonté d’aboutir à leur relèvement – pose à nouveau la question du rôle du Parti Socialiste aux côtés de l’action gouvernementale : le Premier secrétaire par intérim, Jean-Christophe Cambadélis, était pourtant intervenu avec force pour indiquer que le Parti Socialiste était défavorable à la proposition répétée du nouveau ministre du travail sur ce dossier. On pensait l’idée enterrée, elle resurgit avec plus de force encore sous la plume et dans la voix du Premier Ministre. C’est un désaveu cinglant et méprisant pour le PS et pour toute la gauche.

Cela démontre plus encore la nécessité d’amplifier les initiatives des parlementaires socialistes qui proposent une politique alternative à l’alignement social-libéral qui prévaut depuis octobre 2012 et s’est accéléré depuis le début de l’année.

Cela doit inciter les militants socialistes à reprendre la parole avec force pour exiger une politique conforme à nos engagements collectifs, lors des États-Généraux du dernier trimestre 2014 et surtout du prochain congrès du PS.

Nous devons enfin travailler avec encore plus de détermination à construire de nouvelles convergences avec nos partenaires de gauche (EELV, Front de Gauche, PRG, MRC, MUP) et les centrales syndicales ; gouverner contre sa base sociale et politique mène à une impasse, nous n’en sortirons collectivement qu’en rassemblant tous ceux qui ont contribué à la victoire de François Hollande le 6 mai 2012 pour réussir la fin de ce quinquennat.

Appel de Bellerive-sur-Allier

25 Juin
Les 20-21-22 juin 2014, 300 socialistes ont participé, à Bellerive-sur-Allier, au rassemblement pour le sursaut des socialistes et de la gauche, et ont accueilli Paul Alliès (BN), Pouria Amirshahi (député), Patrick Ardoin (BN), Gérard Filoche (BN), Marie-Noëlle Lienemann (sénatrice), Frédéric Lutaud (BN), Emmanuel Maurel (eurodéputé), Barbara Romagnan (députée), ainsi que des représentations d’EELV, du PC, du PG, de la GU, de R&S, des socialistes contre l’austérité, de D&S, de NVS, de la C6R. Ils appellent à amplifier le sursaut nécessaire dans tous les départements et ont adopté l’appel suivant :

Appel de Bellerive-sur-Allier adopté à l’unanimité des présents, dimanche 22 juin

Nous socialistes, réunis les 20-21-22 juin à Bellerive-sur-Allier, sommes venus de 65 départements à l’appel de différentes sensibilités du Parti socialiste.

Indignés et mobilisés contre la politique du gouvernement, contre l’austérité, contre le chômage de masse, nous demandons l’application des engagements du discours du Bourget qui ont fait la victoire de mai-juin 2012. Le pacte de responsabilité, la « politique de l’offre » et la baisse du « coût du travail » n’ont jamais été dans le programme du candidat président. Si des millions d’électeurs de gauche se sont abstenus aux municipales et aux européennes, c’est parce qu’ils ne se reconnaissent pas dans la politique suivie depuis 20 mois.

Les électeurs de gauche n’ont pas voté pour donner 41 milliards sans contrepartie aux employeurs. Ils n’ont pas voté non plus pour une austérité budgétaire de 50 milliards d’euros. Nous, socialistes, voulons une réorientation de la politique du gouvernement et une finance soumise aux exigences de l’économie. Nous voulons la mise en œuvre d’un nouveau mode de développement écologique et durable. Nous voulons la réduction du temps de travail pour renouer avec le plein emploi et assurer le maintien des retraites. Nous voulons redistribuer les richesses par une augmentation significative des salaires. Nous voulons une réforme fiscale, avec un impôt progressif et durable, qui s’attaque au capital, aux dividendes, aux fraudes fiscales. Nous voulons faire reculer les inégalités, défendre et élargir les services publics, renforcer le droit du travail, contrôler les licenciements et relocaliser les emplois.

Nous pensons que ces aspirations sont majoritaires dans notre parti, dans le salariat, dans la population. Il n’y a aucune fatalité à la prétendue « mort de la gauche » si nous menons une politique économique et sociale de gauche, responsable et courageuse, tout simplement en étant de gauche, en incarnant la gauche, en agissant à gauche !

Avec 40 % du bureau national du PS et avec « l’appel des 100 députés » socialistes, nous soutenons pleinement les élus, députés et sénateurs socialistes qui s’opposent à l’austérité à l’occasion du collectif budgétaire. Nous voulons que le pouvoir émane des parlementaires et non que tout soit décidé par un seul homme.

Ensemble et en confrontant, en rapprochant nos points de vue, nous nous sommes préparés, ce week-end, aux échéances sociales urgentes et aux débats nécessaires et programmés (états généraux, congrès) au sein du Parti socialiste et de toute la gauche.

Nous savons que rien de grand ne s’est jamais fait sans unité de toute la gauche. Convaincus que le rassemblement de Bellerive-sur-Allier préfigure un rassemblement plus large, nous appelons à un gouvernement d’union de la gauche, rouge, rose, vert qui repose sur la majorité de l’Assemblée nationale et sur le mouvement social mobilisé.

Nous appelons au sursaut des socialistes et de toute la gauche.

Si podemos…

6 Juin

Ne nous laissons pas voler nos convictions.

Lors des dernières élections européennes et après celle des municipales, les Français ont adressé à la gauche une 2ème sanction. Sanction vis-à-vis de la politique gouvernementale certes, mais aussi sanction vis-à-vis des pratiques politiques : défiance à l’égard des partis politiques et de leurs leaders, victoire incontestable du populisme, désespérance qui gagne du terrain dans de nombreuses couches de la société….Notamment celles qui par le passé nous ont toujours soutenus. Mais une fois de plus les bonnes réponses aux avertissements lancés ne semblent pas avoir été apportées par un gouvernement qui persiste dans la même direction,

L’égalité toujours.

Bien entendu il est nécessaire de prendre des mesures pour la réduction des déficits publics et de la dette. Bien entendu il est indispensable d’aider les entreprises qui en ont besoin, et surtout les entreprises industrielles. Mais NON, je ne crois pas au bien fondé de la politique économique prônée par le gouvernement. Après le CICE (7M€ en 2013- 12M€ en 2014), l’ANI, etc… comment peut-on prétendre faire reculer les déficits par un plan d’économies de 50 milliards, et annoncer dans le même temps une politique d’allègements des charges des entreprises pour un montant annuel de 41 milliards ? Cela veut-il juste dire que les économies réalisées sur les prestations sociales, le gel du point d’indice des fonctionnaires, l’abaissement des dotations aux collectivités locales (et donc l’investissement !) ne serviront évidemment pas à réduire les déficits et la dette mais simplement à financer les allègements de charges des entreprises? A augmenter le montant des dividendes versés? Et comme ces baisses de cotisations se feront sans ciblage, ni contreparties, une grosse partie ira à des entreprises qui n’en ont absolument aucun besoin : grande distribution, banques…pendant que le pouvoir d’achat des couches populaires et des classes moyennes ira en diminuant, et avec lui, la consommation qui seule a soutenu la croissance au cours de ces dernières années. Je ne peux pas cautionner un tel déséquilibre de la politique économique qui aboutira au mieux à une croissance molle, sans créations d’emplois et sans réductions des déficits, et au pire, et c’est malheureusement le plus prévisible aujourd’hui, dans une déflation qui, elle, détruira des emplois et aggravera la dette que ce pacte de stabilité prétendait combattre. Moi je pense que l’affaiblissement de la majorité est essentiellement due au fait qu’elle ne mène pas la politique pour laquelle elle a été élue ! Les « éléments de langage », les slogans, les invectives, les solutions miracles sont de peu de secours en pareille circonstance!

Certaines surdités peuvent avoir des conséquences redoutables.

Depuis près de 2 ans, dans la logique même de ce système bien mis en place depuis 1995 où seul l’élu « compte », on refusait d’entendre les voix de ceux qui demandaient avec insistance qu’au moins les promesses de la campagne de 2012 soient respectées et qui s’inquiétaient des conséquences du régime infligé au pays, tout en préconisant d’autres réponses à la crise. Et voilà qu’aujourd’hui, nombre de ceux qui s’étaient faits discrets jusqu’ici et parfois même qui défendaient la ligne suivie au sommet, joignent leur voix aux critiques et aux demandes de ceux qui étaient fustigés hier et souvent traités d’irresponsables ou d’incompétents ! Maigre consolation, car la question est bien de savoir maintenant quel peut être le débouché des initiatives un peu brouillonnes que l’on voit fleurir çà et là, alors que la logique même du système PS empêche qu’aboutisse toute expression « déviante « . Aujourd’hui, c’est toute la gauche qui est percutée par l’ampleur de la crise. C’est pourquoi le rassemblement des forces de gauche s’impose, autour d’objectifs concrets inversant rapidement les priorités et engageant le redressement du pays dans la justice.

Changeons …Le changement.

La seule réponse me semble résider dans un sursaut de ceux qui croient encore au rôle – il est vrai très discrédité en ce moment- des partis politiques. Laissons l’UMP à ses (graves) turpitudes, qui affectent malheureusement aussi l’ensemble de la vie politique française et intéressons-nous au PS. Ses responsables doivent comprendre que des décisions fortes doivent être prises rapidement, pour éviter une dégringolade comme celle qui a été fatale à d’autres grands partis d’Europe au cours de ces dernières années. Si l’on montre que le PS n’est pas un parti godillot, un simple outil de sélection de candidats, une fabrique d’élus hautains, une chambre d’enregistrement, une agence de communication, qu’il est écouté et entendu, alors ses militants, en plein désarroi aujourd’hui, militeront et recréeront l’indispensable lien avec les Français, notamment ceux qui ont voté à gauche le 6 mai 2012.

Le PS a une responsabilité particulière dans ce rassemblement. Ses militants doivent pouvoir rapidement prendre la parole. Depuis de longues années, le Parti Socialiste n’a pas su résorber la fracture entre ses dirigeants et ses électeurs comme avec le peuple de gauche sur la question de la construction européenne, sur la justice sociale. La non tenue des engagements sur la réorientation de l’Europe a accru le désarroi de nos concitoyens, qui refusent la politique d’austérité et de concurrence généralisée. Redonnons donc la parole aux militants. Cela passe par l’organisation rapide d’un congrès, seule façon de débattre en profondeur et de définir avec clarté le cap susceptible de rendre au PS une crédibilité actuellement très entamée.J’entends aussi cet argument qu’il serait trop tard pour changer de politique ! Franchement, dans une voiture fonçant à pleine vitesse vers un mur, ne faut-il pas mieux appuyer sur le frein….de toutes ses forces ? J’ai soutenu jusqu’ici toutes les orientations présentées par le gouvernement, et notamment les décisions budgétaires, même si je n’étais pas toujours totalement d’accord, parce que j’ai espéré que les décisions prises allaient porter leurs fruits pour l’ensemble des Français. Aujourd’hui l’accentuation, notamment par le pacte de stabilité, de cette politique m’apparaît comme une erreur profonde et il me semble donc inconcevable de ne pas le dire… et de ne pas appuyer de toutes mes forces sur le frein! Il nous faut montrer que les militants et sympathisants socialistes aspirent à une politique conforme aux engagements pris en 2012 et, surtout, soutiennent les députés qui voudraient voter en conscience, malgré les menaces de sanction et conformément au mandat que leur ont accordé les électeurs.

Oui, ensemble nous pouvons…

Je fais de la politique parce que je crois encore qu’elle peut changer la société, qu’elle peut améliorer le sort de ceux qui en ont besoin. C’est ma seule motivation. Je l’ai déjà dit, encore une fois dans l’opposition PS, je le suis sur mes valeurs, pas sur une politique sociale libérale qui ne correspond pas au contrat que j’ai passé en 2012 avec ma famille politique, avec les sympathisants de gauche, avec le PS !!!

Alain CHABERT

SF laïcité isère

 

Communiqué de presse de Maintenant La Gauche suite aux résultats des élections européennes

27 Mai
Antoine Rabanedo Mandataire isère Maintenant la gauche

Antoine Rabanedo
Mandataire isère
Maintenant la gauche

Les résultats des élections européennes en France constituent une alerte majeure pour les dirigeants de notre pays et de l’UE, ainsi que pour les responsables politiques.

Une alerte démocratique. Le décrochage démocratique perdure, témoignant moins d’un désintérêt de nos compatriotes que d’une perception d’impuissance à peser sur les choix européens et les orientations politiques françaises et à faire prendre en compte leurs attentes, leurs besoins et une vision d’avenir pour leurs enfants. Même si le taux d’abstention est en légère réduction, il demeure très préoccupant dans les quartiers populaires et massif au sein de l’électorat de gauche.

Une alerte politique. Nul ne peut sous estimer la gravité de voir pour la première fois de notre histoire le FN en tête d’une élection dans notre pays. Cette situation exige des changements majeurs tant au niveau gouvernemental qu’au sein des partis politiques. Le score historique du Front national met chacun devant ses responsabilités. Les mauvais résultats du PS confirment une défiance persistante, voire accrue, à l’égard de la majorité gouvernementale. Les bonnes réponses aux avertissements lancés par les Français lors des municipales ne semblent pas avoir été apportées.. Depuis de longues années, le Parti Socialiste n’a pas su résorber la fracture entre ses dirigeants et ses électeurs comme avec le peuple de gauche sur la question de la construction européenne. La non tenue par François Hollande de ses engagements sur la réorientation de l’Europe a accru le désarroi de nos concitoyens, qui refusent la politique d’austérité et de concurrence généralisée.

Aujourd’hui, c’est toute la gauche qui est percutée par l’ampleur de la crise. C’est pourquoi le rassemblement des forces de gauche s’impose, autour d’objectifs concrets inversant rapidement les priorités et engageant le redressement du pays dans la justice. Le PS, premier parti de la gauche, a une responsabilité particulière pour retrouver son rôle moteur dans ce rassemblement. Ses militants doivent pouvoir rapidement prendre la parole.

Et en complément…….

Il est temps de proposer une nouvelle politique

Maintenant la Gauche relaie le communiqué des députés socialistes initiateurs de l’appel des 100 en faveur d’une autre politique. Suite aux élections européennes, le combat politique se poursuit en ce sens au Parlement comme au sein du Parti socialiste.

Communiqué des initiateurs de l’appel des 100

Les résultats des élections européennes ont produit un second choc qui ébranle comme jamais notre République, deux mois après la défaite municipale. La gauche au pouvoir, pour reconquérir la confiance et l’adhésion des Français, doit accepter de profondes remises en causes, et agir autrement. Il est temps de retrouver l’esprit et les engagements de 2012, et c’est pourquoi nous proposons une nouvelle politique.

Dès aujourd’hui, nous travaillons à une plate-forme, prolongeant l’appel des Cent, pour contribuer avec d’autres, à sortir de l’impasse. Nous appelons le Président de la République à considérer, enfin, que sa majorité toute entière est disponible pour un dialogue sincère et utile au redressement du pays.

En Europe, la France est plus que jamais porteuse d’un message d’une grande clarté : l’austérité n’est pas une politique acceptable et durable, pour les Français comme pour les autres. L’aveuglement comptable conduit aux dérives des politiques publiques. Dès la prochaine rencontre européenne, nous demandons au Président d’inviter l’Union européenne à réviser le calendrier et le contenu des règles budgétaires qui étouffent la croissance. 3%, programme d’investissements massifs, préservation des dépenses d’avenir : éducation, innovation, recherche. L’Europe ne peut continuer comme avant le 25 mai. Ce fut un « 21 avril » européen.

En France, au Parlement, nous défendrons un projet de relance de l’économie efficace et juste. Représentants du peuple, nous prendrons nos responsabilités.

Nous proposerons et ferons voter les lois indispensables à cette nouvelle étape. A l’heure où la croissance ne repart pas et où toutes les prévisions confirment la hausse du chômage jusqu’à fin 2015, nous défendons :

  • Plus de moyens pour une politique économique ciblée, fixant des contreparties en investissements et en emplois à une mobilisation sans précédents des moyens de la puissance publique.
  • Plus de pouvoir d’achat par une réforme de justice fiscale, et la progression maintenue des prestations sociales.
  • Plus d’ampleur des politiques pour l’accès à l’emploi des jeunes, des chômeurs de longue durée et des seniors

Notre plate-forme proposera de relancer la régulation des activités financières, les investissements publics locaux, la transition écologique et de revitaliser la démocratie et les services publics dans les territoires dont le vote a confirmé hier la conviction d’abandon.

Face à l’extrême-droite qui s’enracine, et à l’Ump qui a facilité sa progression, nous voulons redonner de l’espoir. Nous avons trois ans pour démontrer que la gauche française sait collectivement se hisser à la hauteur de cet enjeu historique.